Un visage qui se déforme, un bras qui devient faible ou un trouble soudain de la parole peut signaler un AVC : appelez immédiatement les secours. En France, composez le 15 ou le 112. Ailleurs, appelez le numéro d’urgence local. N’attendez pas que plusieurs signes s’additionnent et ne conduisez pas vous-même.
Même si les symptômes disparaissent rapidement, l’urgence demeure. Cela peut correspondre à un accident ischémique transitoire, ou AIT. Une liste sur Internet ne permet pas de déterminer si vous avez eu un AVC « sans le savoir ».
Les signes d’alerte apparaissent souvent brutalement
Le caractère soudain d’un changement neurologique doit alerter. Parmi les manifestations possibles :
- une asymétrie du sourire ou un visage affaissé d’un côté ;
- une faiblesse ou un engourdissement d’un bras ou d’une jambe, particulièrement d’un côté ;
- une difficulté à parler, à trouver les mots ou à comprendre ;
- une perte de vision, une vision double ou un autre trouble visuel soudain ;
- une perte d’équilibre ou une difficulté inhabituelle à marcher ;
- un mal de tête brutal, très intense et inhabituel.
Le moyen mnémotechnique « VITE » rappelle le visage, l’impossibilité de bouger un membre, le trouble de la parole et l’appel urgent. Il ne couvre pas tous les signes possibles. L’absence d’un visage déformé ne suffit donc pas à exclure un AVC.
Que faire pendant l’appel et l’attente ?
Indiquez l’adresse exacte, les signes observés et leur heure de début. Si vous ne connaissez pas cette heure, dites quand la personne a été vue pour la dernière fois sans ces symptômes. Signalez leur évolution et suivez les instructions du régulateur.
Installez la personne confortablement, assise ou allongée. Ne lui donnez ni boisson, ni aliment, ni médicament sans instruction médicale, y compris de l’aspirine. Si elle perd connaissance ou ne respire pas normalement, informez immédiatement les secours et laissez-vous guider pour les gestes nécessaires.
Ne perdez pas de temps à chercher un rendez-vous ordinaire ou à tester un remède. Les signes peuvent avoir d’autres causes, mais il appartient à l’équipe médicale de les distinguer.


