Maladie de Crohn chez la femme : symptômes, bilan et grossesse

Une diarrhée persistante, des douleurs abdominales, une perte de poids ou du sang dans les selles peuvent justifier un bilan pour une maladie de Crohn. Ces signes ne suffisent pas au diagnostic et ne sont pas propres aux femmes. Chez celles-ci, les règles, les carences et les projets de grossesse méritent aussi une discussion avec l’équipe soignante.

Quels symptômes doivent faire consulter ?

La maladie de Crohn évolue souvent avec des périodes d’activité et de rémission. Elle peut provoquer :

  • Une diarrhée qui dure ou revient, accompagnée ou non de sang.
  • Des douleurs abdominales et une perte d’appétit.
  • Une perte de poids involontaire, une fatigue ou une fièvre.
  • Des douleurs, un gonflement ou un écoulement autour de l’anus, notamment en cas de fistule ou d’abcès.
  • Parfois des manifestations ailleurs que dans l’intestin, comme des aphtes ou des douleurs articulaires.

Une infection digestive ou d’autres maladies peuvent donner des symptômes voisins. Ne les attribuez pas automatiquement au stress, aux règles ou à une intolérance alimentaire s’ils persistent, s’aggravent ou s’accompagnent d’un amaigrissement.

Quand demander une aide urgente ?

Une douleur abdominale intense, un ventre douloureux très gonflé, des vomissements répétés ou des signes de déshydratation importante nécessitent un avis urgent. Une douleur avec arrêt des selles et des gaz peut évoquer une obstruction. Un saignement abondant, un malaise ou des vomissements de sang imposent une prise en charge immédiate : 15 ou 112 en France, numéro d’urgence local ailleurs.

Si vous avez déjà une maladie de Crohn, contactez rapidement l’équipe qui vous suit en cas de nouvelle poussée présumée ou de fièvre, surtout sous traitement immunosuppresseur. Une douleur anale avec fièvre ou gonflement doit être examinée. N’augmentez pas seul un traitement et ne masquez pas les signes avec des remèdes de nettoyage intestinal.

Qu’est-ce que la maladie de Crohn ?

C’est une maladie inflammatoire chronique de l’intestin, ou MICI. Elle peut toucher différentes parties du tube digestif. La rectocolite hémorragique est une autre MICI, qui touche le rectum et le côlon. Il ne s’agit pas de deux maladies que l’on aurait habituellement en même temps, dont l’une serait oubliée.

Les causes ne sont pas entièrement élucidées. Elles font intervenir la susceptibilité génétique, le système immunitaire, le microbiote intestinal et des facteurs environnementaux. La maladie n’est pas une simple allergie aux « bonnes bactéries », ni une conséquence certaine d’un aliment mangé. Le tabac constitue un facteur défavorable important.

Les hommes peuvent également être concernés : le diagnostic ne doit pas dépendre d’une affirmation générale selon laquelle les femmes seraient « beaucoup plus exposées ».

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