Forme des fesses et santé : ce que les études permettent de dire

La forme des fesses ne permet de diagnostiquer ni une maladie, ni un taux de cholestérol, ni un niveau d’intelligence. La répartition de la graisse corporelle intéresse les chercheurs, mais cela ne valide pas les portraits « carré », « rond », « cœur » ou « en V » comme tests de santé.

Pourquoi la répartition des graisses est-elle étudiée ?

Tous les tissus graisseux n’ont pas les mêmes caractéristiques. La graisse viscérale se situe autour des organes abdominaux ; la graisse sous-cutanée est placée sous la peau. Les dépôts des hanches et des cuisses, dits glutéofémoraux, font l’objet de recherches sur leur fonctionnement métabolique.

Une revue publiée en 2010 décrit des associations entre davantage de graisse glutéofémorale et certains profils métaboliques plus favorables. Elle discute notamment les différences de stockage et de libération des acides gras entre les régions corporelles.

Il ne faut pas en déduire qu’un fessier volumineux protège à coup sûr du diabète ou d’un infarctus. Une association observée dans des groupes ne remplace pas le bilan d’une personne. Elle ne justifie pas non plus de chercher à prendre de la graisse dans une zone précise.

Un fessier plus gros signifie-t-il plus d’intelligence ?

Non, cette conclusion n’est pas justifiée. Une publication sur le rapport taille-hanches et certaines performances cognitives a proposé des hypothèses sur le stockage d’acides gras. Elle ne constitue pas un test individuel d’intelligence et ne démontre pas qu’augmenter le volume des fesses améliorerait les capacités cognitives.

Le rapport taille-hanches n’est d’ailleurs pas la même chose qu’une forme de fessier observée sur une photo. Les relations statistiques, les facteurs associés et les mécanismes supposés doivent être distingués. On ne peut pas classer les capacités d’une femme à partir de sa silhouette.

Pourquoi les quatre catégories ne sont pas un diagnostic

  • Forme carrée : elle ne démontre pas un manque d’exercice ni un problème de circulation.
  • Forme ronde : elle ne garantit pas l’absence de maladie ou un bilan sanguin favorable.
  • Forme cœur ou poire : elle ne prédit pas une perte de poids plus facile.
  • Forme en V : elle ne permet pas de mesurer les œstrogènes ou de diagnostiquer une ménopause.

Ces descriptions esthétiques ne sont pas des catégories validées dans les recommandations d’évaluation du risque métabolique. La santé ne se lit pas dans un dessin de silhouette.

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