POURQUOI LES GENS INTELLIGENTS SONT PLUS HEUREUX SEULS ?

POURQUOI LES GENS INTELLIGENTS SONT PLUS HEUREUX SEULS ?

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POURQUOI LES GENS INTELLIGENTS SONT PLUS HEUREUX SEULS ?

Surprenant ? Alors que la plupart des gens sont plus heureux quand ils sont entourés par des amis, les gens intelligents sont quant à eux plus heureux quand ils sont seuls.

Une étude a dévoilé comment nos besoins ancestraux ont un impact sur nos sentiments modernes.

Les chercheurs, Norman P. Li et Satoshi Kanazawa, de l’Université de gestion de Singapour, et de la London School of Economics and Political Science au Royaume-Uni, ont mené l’enquête sur la « théorie de la savane » du bonheur.

La théorie de la savane, aussi appelée « l’héritage de l’hypothèse évolutionniste »(l’hypothèse mismatch) rappelle que les pressions de sélection de l’environnement de l’adaptation évolutive se sont modifiées et n’existent parfois plus aujourd’hui.

Par exemple, il est probable qu’au Pléistocène, durant lequel une large partie de l’évolution de l’espèce humaine s’est déroulée, le sucre étant une ressource rare, le plaisir associé au goût sucré avait une vertu adaptative en incitant l’organisme à rechercher ce type d’aliments. Par contre aujourd’hui, le sucre est facilement accessible et un goût prononcé pour le sucre peut au contraire avoir des conséquences néfastes (troubles de santé).

Les chercheurs ont cherché une corrélation entre l’endroit où une personne interrogée a vécu – dans une zone rurale ou urbaine – et sa satisfaction de vie. Ils se sont intéressés à évaluer la façon dont la densité des amitiés et de la population affectent le bonheur.

Que ressentons-nous  quand nous appartenons à un grand groupe ?

L’étude a révélé que les gens en général étaient moins heureux dans les zones de plus grande densité de population.
Les auteurs du rapport voient un soutien à la théorie de la savane car nous aurions naturellement tendance à nous sentir mal à l’aise dans les grands groupes, selon eux, nos cerveaux se sont développer pour fonctionner dans des groupes d’environ 150 personnes:

  • En comparant la taille de notre néocortex à celui d’autres primates, rapportée à la taille des groupes dans lequel ils vivent révèlerait que la taille naturelle pour un groupe humain est de 150 personnes (Dunbar, 1992).
  • Des simulations informatiques montrent que l’évolution de l’aversion au risque se produit seulement dans les groupes d’environ 150 personnes (Hintze, Olson, Adami, & Hertwig, 2013).
  • La taille moyenne des sociétés modernes de chasseurs-cueilleurs est de 148,4 personnes (Dunbar, 1993).
  • Les villages néolithiques en Mésopotamie comptaient de 150-200 personnes (Oates, 1977).
  • Quand un groupe de personnes dépasse 150-200 personnes, il aura tendance à se scinder en deux, afin de faciliter une plus grande coopération et de réciprocité parmi ses membres (Chagnon, 1979).
  • Le réseau personnel moyen, suggéré par le nombre moyen de cartes postales envoyées par personne et par an, est 153,5 personnes (Hill & Dunbar, 2003).

L’étude a découvert cependant, que l’impact négatif de la présence de beaucoup de personnes est plus fortement ressenti chez les personnes d’intelligence moyenne. Ils rappellent que nos ancêtres les plus intelligents étaient plus en mesure de s’adapter à de plus grands groupes de la savane en raison d’une plus grande flexibilité stratégique et d’ingéniosité innée, leurs descendants se sentent ainsi moins stressés par les milieux urbains aujourd’hui. Mais encore une fois, il s’agit de conditions qui ne sont plus actuelles.

Avoir des amis. Ou pas.

Bien qu’il semble évident que de vraies amitiés augmentent la satisfaction de vie de la plupart des gens, Li et Satoshi Kanazawa notent une chose surprenante : ils ne connaissent qu’une seule étude qui donne raison à ce postulat, les amitiés satisfont les besoins psychologiques tels que le sentiment d’appartenance au groupe, la nécessité d’être nécessaire, et le partage des expériences. Pourtant, la raison pour laquelle une personne a ces besoins reste inexpliquée.

Li et Kanazawa estiment que nous avons besoin de regarder plus loin que la savane. Ils disent que les amitiés / alliances étaient vitales pour la survie, en ce qu’ils ont facilité les groupes de chasse et les groupes de partage de nourriture, la reproduction, et même des groupes d’éducation des enfants.

Les données analysées soutiennent l’hypothèse que les bonnes amitiés – mieux vaut peu et de qualité, que beaucoup et superficielles – n’augmentent pas de manière significative la satisfaction de vie pour la plupart des gens.

Chez les personnes très intelligentes, le constat est inversé: les gens intelligents se sentent plus heureux seuls que quand ils sont au milieu des autres, même avec de bons amis.
Une vie sociale « saine » laisse en fait les gens très intelligents avec moins de satisfaction dans leur vie.
Est-ce parce que leurs désirs sont plus ambitieux et axés sur des objectifs personnels, les autres représentant alors une distraction ?

L’étude a également constaté que passer plus de temps à socialiser avec des amis est aussi un indicateur d »intelligence, dans le sens de l’intelligence d’insertion.

Cette contradiction déconcertante est aussi contre-intuitive.

Dans une société où l’apparence fait la société, les gens intelligents se mirent peut-être dans le miroir social pour donner le change, mais reconnaîtront l’immense solitude des relations virtuelles.

L’homme est seul, la quete d’une vie est de trouver son identité, et souvent la réponse la plus satisfaisante est de reconnaître qu’on n’appartient qu’à un groupe d’une seule personne : soi.

Source HEUREUX SEULS : OWDIN

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