Des effets secondaires graves du vaccin contre le papillomavirus volontairement minimisés par les laboratoires ? Des chercheurs dénoncent une manipulation des chiffres dans les études de référence

Les laboratoires Merck et GlaxoSmithKline ont utilisé de faux placebos et manipulé les résultats de plusieurs études pour minimiser les risques liés à leurs vaccins contre le papillomavirus, le Cervarix et le Gardasil.

C’est la principale conclusion d’un article paru le 20 juillet dernier dans la revue Clinical Rheumatology. Menée par deux chercheurs de l’Institut national de cardiologie du Mexique, l’enquête passe au crible pas moins de 28 études récentes (16 tests randomisés et 12 études de cas réalisés après la mise sur le marché desdits vaccins). Ce qu’elle montre est inquiétant.

Les auteurs se sont intéressés aux « événements indésirables graves » survenus lors de tests effectués avant et après la mise sur le marché du Cervarix, du Gardasil et du Gardasil 9, trois vaccins contre le papillomavirus (virus sexuellement transmissible favorisant, dans certains cas, le développement du cancer du col de l’utérus).

Leur méta-analyse montre que les laboratoires n’ont pas craint de multiplier les petits arrangements avec la méthodologie scientifique (et l’éthique) pour limiter artificiellement l’importance de ces cas d’effets indésirables graves dans leurs études pré- et post-commercialisation.

Cette découverte ne fait que confirmer ce que nous savions déjà concernant le manque de données cliniques sérieuses et indépendantes sur les dangers des vaccins. Dans le cas français, elle conforte la position qu’Alternative Santé et de son collectif d’associations et de lanceurs d’alerte qui s’opposent à l’extension de l’obligation vaccinale à 11 voulue par le gouvernement.

Faux placebos et innocuité invérifiable des vaccins.

Premier problème des études analysées : les placebos utilisés dans les groupes contrôle n’en étaient pas vraiment. Sur les 16 tests randomisés passés en revue par les chercheurs mexicains, deux seulement ont utilisé des placebos normaux (des doses de solution saline ne contenant aucune substance active). Dix autres comportaient de l’aluminium, adjuvant également présent dans les vaccins qu’il s’agissait de tester. Les quatre restants ont utilisé en guise de placebo… un autre vaccin, déjà approuvé par la FDA (l’agence du médicament américaine), et contenant bien sûr, lui aussi, de l’aluminium. Difficile, dans ces conditions, de mesurer avec précision l’éventuel sur-risque induit par cet adjuvant, pourtant très controversé.

Chez les jeunes filles auxquelles ce placebo « chargé » en aluminium a été administré, le nombre d’événements indésirables est d’ailleurs assez proche de celui du groupe ayant reçu le vrai vaccin. Les labos présentent ces taux comparables comme un indice de la relative innocuité de leurs vaccins. Ce serait bien sûr le cas… si on avait affaire à d’authentiques placebos !

Manipulation des chiffres

En se penchant sur les résultats des essais cliniques du Gardasil publiés sur le site de l’instance officielle qu’est la FDA, les deux chercheurs mexicains ont mis au jour une autre manipulation des chiffres. Dans le cadre de ces tests dits « randomisés » (répartition aléatoire des personnes dans les différents groupes), trois groupes de sujets se sont vu administrer, respectivement le vaccin, un placebo contenant de l’aluminium, un vrai placebo.

Étrangement, ce dernier groupe est beaucoup plus restreint que les autres : un peu moins de 600 sujets pour le groupe placebo réel, contre plus de 15 000 pour le groupe vaccin et plus de 13 000 pour le groupe « placebo à l’aluminium ».

Dans les résultats des essais, un premier tableau comptabilise les réactions bénignes (gonflements dans la zone où le vaccin a été administré) constatées après la vaccination chez les sujets des trois groupes : on y voit très clairement que l’incidence de ces épisodes est très nettement inférieure, en proportion, au sein du groupe ayant reçu le vrai placebo.

En revanche, le tableau suivant qui recense les réactions plus graves, n’est pas organisé de la même façon :

Sur ce 2ème tableau, le groupe ayant reçu le vrai placebo a disparu : ses résultats ont été purement et simplement fusionnés avec ceux du groupe placebo-aluminium.

Quelques centaines d’individus rajoutés à un échantillon de plus de 13 000… cela se voit à peine. Pourtant, cela fausse complètement la signification du résultat et rend invisibles les réactions graves liées aux injections « chargées » en aluminium ! Le groupe présenté comme « contrôle » n’en est plus un, et sa comparaison avec le groupe vaccin ne nous apprend plus grand-chose.

La balance bénéfice-risque en question

Que penser par exemple des 2,3 % de femmes ayant signalé, dans les six mois après la vaccination par le Gardasil, un nouveau problème de santé indicateur d’une possible maladie auto-immune ? Significatif ou pas ? En l’absence de vrai groupe placebo, impossible de l’affirmer catégoriquement. Pendant ce temps, ces vaccins continuent à être vendus et injectés en quantité astronomique.

Que penser en outre des très nombreux d’effets indésirables – handicaps permanents, hospitalisations, décès – mis en évidence par les chercheursaprès la vaccination par le Cervarix, le Gardasil ou le Gardasil 9 ? Significatif ou pas ?

Comment décider, tant individuellement qu’à l’échelle d’une société, à quel risque il est préférable de s’exposer lorsqu’on sait que, dans ce même pays, le nombre de décès par cancer du col de l’utérus est, lui, de 2,4 femmes pour 100 000 d’après le National Institute of Health.

Surtout compte tenu de la dernière anomalie soulignée par les auteurs mexicains ; la brièveté de la période considérée pour comptabiliser les réactions négatives aux vaccins à l’issue des tests : quelques mois seulement, voire quelques jours, au lieu de plusieurs années, comme c’est généralement le cas pour les médicaments sur lesquels la FDA doit statuer.

Des études post-commercialisation inquiétantes…

L’analyse des douze études réalisées après la commercialisation des vaccins apportent quant à elles d’autres révélations inquiétantes. Ainsi, en Espagne, une étude comparant les complications post-vaccinales des vaccins anti-HPV à celles causées par d’autres types de vaccins a montré qu’elles étaient dix fois plus nombreuses pour les premiers.

Une autre étude, réalisée cette fois au Canada, montre qu’une jeune fille vaccinée contre le papillomavirus sur dix a fait une visite aux urgences dans les 42 jours suivant sa vaccination…

Dans ce contexte d’opacité, défendre la liberté vaccinale.

En 2015, nous pointions du doigt avec d’autres les problèmes soulevés par une étude française concernant le Gardasil. Dans les débats français autour du projet gouvernemental d’extension de l’obligation vaccinale à 11, et contre lequel Alternative Santé et un collectif d’associations se sont mobilisés par le biais d’une pétition, on oppose souvent l’irrationalité des peurs citoyennes à la prétendue robustesse incontestable des études scientifiques.

Cette opposition commode, qui voudrait faire de tout vaccino-sceptique en indécrottable paranoïaque, ne tient plus, tant il devient clair qu’elle fait totalement l’impasse sur :

1/ La réalité des conflits d’intérêts dans les instances de décision médicale

2/ L’effondrement d’une recherche publique indépendante et le recours systématiques aux recherches privées des laboratoires pour fonder les autorisations de mise sur le marché.

3/ Les énormes lacunes de nos systèmes de pharmaco-vigilance.

Bien qu’il n’en prenne pas la direction avec son projet de loi autoritaire et liberticide, le gouvernement dit vouloir rétablir la confiance dans les vaccins : force est de constater qu’en « l’état actuel de la science », les conditions pour que cette confiance s’établisse ne sont pas réunies. Dans ce contexte, il est plus important que jamais de défendre la liberté vaccinale.

– Nous vous appelons à lire, signer et faire signer notre pétition.

– Nous vous appelons également à nous rejoindre lors du rassemblement « Ensemble pour une vaccination libre » du 9 septembre 2017.

À l’issue de cette manifestation, nous remettrons avec des associations et des lanceurs d’alerte à la ministre de la Santé plusieurs pétitions défendant la liberté vaccinale.

Références :

– Serious adverse events after HPV vaccination: a critical review of randomized trials and post-marketing case series,     Manuel Martínez-Lavín, Luis Amezcua-Guerra, Clinical Rheumatology, Juillet 2017

– Vaccine-related serious adverse events might have been under-recognized in the pivotal HPV vaccine randomized trial, Manuel Martínez-Lavín, Clinical Rheumatology, Avril 2017

Crédit : Alternative Santé

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