Actualité : Une charte d'engagement en entreprise pour les personnes atteintes d'un cancer

Elles sont au nombre de dix, à vouloir améliorer l’accompagnement des salariés touchés par un cancer. L’institut national du cancer (Inca) fait savoir qu’une charte de bonnes pratiques a été signée par des entreprises et collectivités qui souhaitent s’engager de façon opérationnelle dans ce domaine.

En la signant, ces dernières acceptent de suivre les onze engagements proposés par l’institut, destinés à améliorer le maintien et le retour en emploi des personnes malades. Outre ce thème principal, elle est structurée autour de trois autres recommandations majeures: « former et informer les parties prenantes de l’organisation », « promouvoir la santé » et « évaluer et partager ». Parmi les participants figurent notamment les groupes Carrefour et Casino, Disneyland Paris, la Mutualité Française ou encore Sanofi.

« Cette charte recense les principes et engagements opérationnels pour mettre en place une démarche cohérente répondant à des besoins exprimés par l’entreprise et les salariés dans le domaine du maintien et du retour en emploi des personnes atteintes de cancer. », précise l’Inca. Elle a été élaborée dans le cadre du « Club des entreprises » animé par l’INCa, l’Association nationale des DRH et l’Agence nationale pour l’amélioration des conditions de travail (ANACT) et son réseau des associations régionales pour l’amélioration des conditions de travail (ARACT).

« Limiter les conséquences sociales de la maladie »

Ces recommandations ont été élaborées à partir de l’expertise de chacun des membres de ce « Club des entreprises », elle-même basée sur les éléments apportés par les chercheurs et sur les témoignages des entreprises et des associations. Afin d’en faciliter le déploiement, les signataires doivent en faire l’annonce auprès de l’ensemble de leur organisation: direction, managers, salariés et leurs représentants, pour ainsi permettre « qu’elle soit connue, appropriée et utilisée ».

« Nous avons pour ambition de guérir plus de malades mais aussi de limiter les conséquences sociales et économiques de la maladie, qui restent très importantes », fait savoir Thierry Breton, Directeur général de l’Inca. Pour mieux accompagner le salarié dans son maintien ou retour à l’emploi, la charte recommande de « favoriser un sentiment d’appartenance », soit maintenir un lien avec ce dernier en le tenant au courant de l’actualité de l’entreprise.

Avant son retour en poste, le salarié doit être informé sur l’intérêt de la visite de préreprise: un moment qui lui permettra d’exprimer ses attentes et de construire son nouveau projet professionnel. Le jour J, un référent peut être nommé pour faire office de « point de contact », et ainsi favoriser sa reprise. L’entreprise doit aussi établir un bilan annuel car le suivi de ses actions permettra de faire le point sur ces bonnes pratiques auprès du « Club des entreprises ».

Prévenir le risque de cancer

« Les retours d’expérience et le partage de bonnes pratiques sont un moyen d’évaluer l’efficacité des dispositifs déployés dans l’organisation et d’y apporter les améliorations nécessaires. », précise l’Inca. En ce qui concerne le thème de la « promotion de la santé », ce dernier concerne « l’ensemble des salariés qui peuvent agir de façon individuelle ou collective pour diminuer leur risque d’être confronté un jour au cancer. » 

Concrètement, il s’agit de mettre en œuvre des actions concrètes de promotion de la santé (tabac, alcool, alimentation, activité physique, information sur les dépistages) en s’appuyant sur différents acteurs comme des organismes publics, des professionnels de santé, des associations ou encore des mutuelles. L’application de cette charte représente un enjeu majeur, aussi bien pour le bien-être du salarié que celui de l’entreprise.

Pour le premier, les chiffres de l’Inca montrent que sur 1000 nouveaux cas de cancers diagnostiqués chaque jour, 400 concernent des personnes en activité professionnelle et dans les deux ans qui suivent le diagnostic, 30% d’entre elles perdent ou quittent leur emploi. Pour la seconde, le retour en emploi des personnes malades, souvent mal anticipé par les managers et les salariés, fragilise au quotidien l’organisation de l’entreprise. L’inca fait par ailleurs savoir qu’à termes, l’application de ce dispositif pourrait être élargie à d’autres pathologies telles que les maladies chroniques évolutives.

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