Actualité : Pour vivre plus longtemps et plus sainement, l'importance d'une bonne santé cardiovasculaire

Pour vivre plus longtemps et surtout rester en bonne santé le plus longtemps possible, il existe des gestes au simple au quotidien énumérés par beaucoup d’autorités sanitaires: adopter les bons réflexes alimentaires, refuser le tabac, faire de l’activité physique chaque jour…

Des chercheurs de la Feinberg School of Medicine (Chicago) prouvent que ces derniers s’avèrent très utiles puisque leur étude publiée dans le journal Circulation de l’American Heart Association a permis de montrer que les personnes qui ne présentent pas de facteurs majeurs de risque de maladie cardiaque vers la quarantaine sont plus susceptibles de rester en bonne santé beaucoup plus longtemps que les autres sur le long terme.

« Une bonne santé cardiovasculaire à l’âge moyen retarde l’apparition de nombreux types de maladies afin que les gens vivent plus longtemps et consacrent une proportion beaucoup plus faible de leur vie à une maladie chronique« , a déclaré le Pr Norrina Allen. Pour en venir à cette conclusion, les chercheurs ont examiné les données de santé de participants à une étude commencée en1960 qu’ils ont suivis de façon continue en se basant sur leurs dossiers médicaux.

Plus d’années sans maladies chroniques ou cardiaques

Les chercheurs ont déterminé combien d’entre eux présentaient des facteurs favorables (pas de tabac ni de diabète, un poids, une pression sanguine et un taux de cholestérol normaux) et, à l’inverse, des facteurs de risque. Leurs conclusions montrent que les personnes qui présentaient tous ces facteurs favorables à l’âge de 44 ans ont eu comme avantage à 65 ans de vivre en moyenne 3,9 ans de plus, 4,5 ans de plus sans maladie chronique et d’économiser 18000 dollars de frais de santé par rapport aux personnes qui présentaient au moins deux de ces facteurs de risque à la quarantaine.

« Les professionnels de la santé doivent permettre aux jeunes adultes de savoir que le maintien ou l’adoption d’un mode de vie sain pour le cœur rend plus probable le fait de vivre plus longtemps et d’être suffisamment en bonne santé pour faire ce qu’ils aimeraient faire pendant leur vieillesse », ajoute le Pr Norrina Allen. Les chercheurs se sont ensuite plus précisément intéressés au lien entre ces facteurs favorables ou de risque et les maladies cardiaques (crise cardiaque, accident vasculaire cérébral, insuffisance cardiaque congestive).

Encore une fois, les résultats montrent que ceux qui étaient en bonne santé à 44 ans ont vécu 6,9 de plus sans maladie cardiaque et ont eu des frais de santé moins important de 46,5% pendant leurs années seniors (à partir de la soixantaine) pour cette raison. Mais ces participants étaient vraiment minoritaires, puisque les chercheurs ont noté que, pendant l’étude, seulement 5,6% des personnes présentaient tous ces facteurs de santé favorables à l’âge moyen de 44 ans.

Des facteurs de risques modifiables

« Nous devons réfléchir à la santé cardiovasculaire à tous les stades de la vie. La faible proportion de participants avec des niveaux favorables dans la quarantaine est un appel à nous tous pour maintenir ou adopter des modes de vie sains plus tôt dans la vie., souligne la chercheuse. Même si vous avez des risques, il n’est jamais trop tard pour réduire leur impact sur votre santé ultérieure en bougeant, en mangeant correctement et en traitant votre tension artérielle, votre cholestérol et votre diabète. », conclut-elle.

Selon l’American Heart Association, sept facteurs sont à surveiller tout au long se sa vie pour prendre soin de son cœur: la cigarette, l’activité physique, l’alimentation, l’indice de masse corporelle, la pression sanguine, le cholestérol et le taux de glucose. En France, le ministère de la Santé rappelle que les maladies cardiovasculaires représentent la deuxième cause de décès (première pour les femmes), juste après les cancers.

« Malgré quatre décennies de baisse de mortalité et morbidité grâce à la prévention et aux progrès thérapeutiques, elles restent à l’origine d’environ 140 000 morts par an », explique-t-il. Il indique également que le risque peut être limité en misant sur la réduction des facteurs modifiables (arrêter de fumer, adopter une alimentation équilibrée, réduire la consommation de sel, avoir une activité physique régulière…) et le recours si nécessaire aux traitements médicamenteux de l’hypertension artérielle, du diabète, ou de l’hypercholestérolémie.

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