Actualité : Pollution et froid : pourquoi ce cocktail est dangereux

En hiver, il n’est pas rare d’enregistrer un pic de pollution dû aux particules fines. Celles-ci proviennent du chauffage (au bois ou au fioul), de l’industrie et des transports. Des conditions météorologiques particulières empêchent, en outre, la pollution de s’évacuer.

Le froid et une météo anticyclonique accentuent même les niveaux de pollution de l’air : l‘air froid est en quelque sorte plaqué au sol, les rejets nocifs, dont les particules fines, ne peuvent alors pas s’échapper hors des basses couches de l’atmosphère.

Ces particules infiniment petites (leur diamètre est inférieur à 10 microns) pénètrent profondément dans l’organisme. Elles atteignent les bronches et passent dans la circulation sanguine, provoquant une inflammation. De plus, en irritant les muqueuses et en contractant les vaisseaux sanguins, le froid hivernal potentialise ces effets . Au final, ce sont les personnes asthmatiques ou cardiaques qui souffrent le plus des épisodes de pollution en hiver.

Les plus de 75 ans particulièrement touchés par les effets de la pollution

Une étude mesurant l’impact à court terme de ce type de pollution sur la mortalité  a été publiée par l’Institut de veille sanitaire (InvS) en 2014. L’étude a été menée entre 2007 et 2010 sur 17 agglomérations (Bordeaux, Dijon, Grenoble, Le Havre, Lille, Lyon, Marseille, Montpellier, Nancy, Nantes, Nice, Paris, Rennes, Rouen, Strasbourg, Toulouse, Lens-Douai).

Les résultats ont montré qu’une augmentation de particules fines PM10 de 10 microgrammes par mètre-cube d’air se traduit, le lendemain, par une hausse de la mortalité (non accidentelle) de 0,5 %. Cette hausse est plus marquée en été (+ 1,3 %) car, à la belle saison, les effets de la pollution se cumulent à ceux des températures élevées. Dans ce contexte, ce sont les personnes âgées de plus de 75 ans qui paient le plus lourd tribut.

Eviter les activités physiques

Les recommandations en cas de pollution de l’air sont d’éviter les efforts physiques intenses et de limiter ses déplacements sur les grands axes routiers, les plus pollués. C’est le moment de privilégier les transports en commun !

Photo : ©Reuters/Charles Platiau/Paris, 14 mars 2014.

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