Actualité : Perturbateurs endocriniens : des médecins alertent les ministres de la Santé et de l’Ecologie

C’est le 4 juillet 2017 que l’Union européenne devrait donner sa définition des perturbateurs endocriniens (PE). Quels sont les produits qui interfèrent avec le métabolisme, lesquels sont réellement toxiques, quel niveau des preuves est exigé, quelles molécules faut-il autoriser ou interdire ? Depuis 2013, un vaste débat a lieu sur ce thème avec, en toile de fond, un important lobbying industriel. La France va devoir se positionner.

Dans cette perspective, différentes ONG tirent la sonnette d’alarme. Hier, 22 juin 2017, trois associations de professionnels de santé (Alerte des médecins sur les pesticides, Association santé environnement France et Association médicale pour la sauvegarde de l’environnement et de la santé en Martinique) ont adressé un courrier à Agnès Buzyn, ministre de la Santé, et à Nicolas Hulot, ministre de la transition écologique.

Maladies chroniques et malformations de l’enfant

Dans cette lettre, ils rappellent que « Les PE n’expliquent pas tout, mais leur rôle dans l’augmentation d’incidence de nombre de pathologies chroniques (malformations congénitales des enfants, troubles du neuro-développement, troubles métaboliques, cancers hormono-dépendants) n’est plus discuté. »

Ils alertent notamment sur la notion d’effet-seuil et sur la vulnérabilité particulière des enfants et des femmes enceintes vis-à-vis de ces PE, les pesticides en particulier : « L’effet de ces substances ne dépendent pas d’un seuil d’exposition, mais du moment d’exposition ainsi que du mélange avec d’autres molécules fussent-elles simplement « suspectes », la protection des fœtus et des enfants ne peut être efficace qu’en réduisant drastiquement l’exposition à ces produits. Cela légitime la nécessité d’une interdiction des pesticides qu’ils soient PE avérés, présumés ou suspectés, dès lors qu’on les retrouve sous forme de résidus dans l’alimentation. »

Fin 2016, la ministre de l’écologie Ségolène Royal avait jugé « inacceptable » la définition des perturbateurs endocriniens proposée à l’époque au niveau européen. Ce matin, son successeur Nicolas Hulot a tweeté que le texte était « loin d’être parfait ». Les négociations se poursuivent jusqu’au vote, le 4 juillet.

 

 

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