Actualité : Mars bleu : un mois de sensibilisation pour le dépistage du cancer colorectal

On ne présente plus « octobre rose », le mois dédié à une campagne de sensibilisation sur le cancer du sein et son dépistage. Si le cancer du sein est le cancer le plus fréquent chez la femme en France, le cancer colorectal est le deuxième cancer le plus meurtrier.

C’est pourquoi le mois de mars est consacré à la sensibilisation de ce cancer et donne l’occasion au ministère des Affaires sociales et de la Santé et à l’Institut national du cancer (Inca) de diffuser une nouvelle campagne d’information sur le sujet. La campagne porte le message suivant: « le cancer colorectal, le dépister à temps peut vous sauver la vie », et invite les femmes et les hommes de plus de 50 ans à en parler avec leur médecin.

Un cancer meurtrier 

Elle concentre son message sur le caractère meurtrier de ce cancer qui touche chaque année environ 43.000 personnes en France et provoque 18.000 décès: il se situe plus précisément au 2e rang des cancers les plus meurtriers chez l’homme et au 3e rang chez la femme. Le risque augmente avec l’âge car « 95% des cancers colorectaux se révèlent après 50 ans », selon l’Inca, qui précise que 17 millions de femmes et d’hommes âgés de 50 à 74 ans sont invités tous les deux ans à pratiquer ce dépistage, généralisé à l’ensemble du territoire en 2008.

En effet, le cancer colorectal se développe souvent sans symptôme ni signe perceptible, et se guérit dans neuf cas sur dix s’il est détecté tôt. Plus ce dépistage est réalisé à un stade précoce, plus les traitements pour soigner ce cancer seront moins lourds, les chances de guérison meilleures et les éventuelles séquelles moins invalidantes. Il permet aussi de repérer des petites lésions appelées polypes et de les retirer avant qu’elles n’évoluent en cancer.

Une période marquée par le déploiement d’un nouveau test

En consultation, le médecin vérifie donc si le patient ne présente pas de risque particulier nécessitant un suivi adapté, puis lui remet le test de dépistage à faire chez soi. Il consiste à prélever un échantillon de selles et à l’envoyer à un laboratoire de biologie médicale qui recherchera la présence de sang humain, difficile voire impossible à détecter à l’œil nu. Si le résultat de ce test est positif, une coloscopie sera alors prescrite.

Santé Publique France a publié pour sa part les données de participation à ce dépistage et indique que la période 2015-2016 a été marquée par le recours à un nouveau test. « En avril 2015, le test au gaïac (Hémoccult®) a été remplacé par un test immunologique (OC Sensor®), plus facile d’emploi et plus sensible à la détection des lésions pré-cancéreuses et des cancers », précise-t-elle.

Un taux de positivité de 4,6%

De fait, « le contexte du déploiement de ce test a été marqué par un arrêté anticipé des invitations au cours du dernier trimestre 2014 et de lecture des tests au gaïac au 31 janvier 2015″, précise l’institution. Mais cet arrêt de plusieurs mois de l’activité de dépistage lié au changement de test, n’a pas eu d’importantes conséquences sur le recours à ce dépistage qui est « resté stable ».

Au total, la participation a été de 29,3% et le test immunologique a, quant à lui, « été effectué par 4,8 millions de personnes entre le 14 avril 2015 et le 31 décembre 2016 », indique Santé Publique France. Près de 217.000 d’entre eux se sont révélés positifs, soit un taux de positivité de 4,6% par ailleurs plus élevé chez les hommes que chez les femmes (5,7% contre 3,6%, respectivement). « Les prochaines données de participation porteront sur la période 2016-2017 et devraient permettre de mieux évaluer l’impact potentiel du changement de test sur la participation », conclut-elle.

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