Actualité : Le paracétamol et l’ibuprofène, responsables de troubles auditifs ?

 

Les antidouleurs ou analgésiques ont beau faire partie des médicaments les plus présents dans nos pharmacies individuelles, on ne sait pas encore tout sur leurs bienfaits et leurs dangers. La preuve avec les résultats d’une étude publiée par l’American Journal of Epidemiology.

Les chercheurs ont mis en évidence un lien entre la consommation régulière de paracétamol et d’ibuprofène et le développement de problèmes auditifs, comme la surdité ou les acouphènes. Chez les femmes ayant consommé du paracétamol pendant six ans et plus, une perte d’audition de 10% a été constatée. Elle était de 9% chez celles prenant de l’ibuprofène.

Quant à l’aspirine, son impact sur l’audition ne serait pas aussi significatif : si des acouphènes ou des sifflements sont ressentis par certains patients, ces effets indésirables ne se produisent qu’à des doses rarement prescrites.

Des médicaments déconseillés dans certains cas

Appartenant à la famille des anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS), l’ibuprofène est contre-indiqué chez la femme enceinte à partir du sixième mois de grossesse, chez une personne avec antécédent d’ulcère gastrique. Il est déconseillé à certaines doses chez une personne souffrant d’une hypertension artérielle non contrôlée ou d’une insuffisance cardiaque. L’ibuprofène est également incompatible avec la prise d’anticoagulants. Il ne doit pas être utilisé chez un nourrison sans avis médical.

Si le paracétamol présente moins de risques d’effets indésirables et est plutôt bien toléré, en prendre pendant la grossesse de façon régulière ne serait pas anodin pour le développement du futur bébé.

Et bien sûr, quelque que soit l’antidouleur, on respecte les doses maximales recommandées et les délais entre chaque prise.

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