Actualité : Intermarché, Leclerc, Auchan et Fleury Michon acceptent d’appliquer le logo "Nutri-score"

En mars dernier, le ministère de la Santé informait que le logo Nutri-score (appelé aussi « 5 C ») avait été choisi dans le cadre d’une réflexion sur le système d’étiquetage des aliments menée pendant quelques mois dans 60 supermarchés français. Ce logo a été choisi parmi quatre systèmes d’étiquetage nutritionnel différents car jugé comme étant le plus efficace et le plus facile à comprendre pour les consommateurs.

Celui-ci vise en effet à améliorer l’information nutritionnelle figurant sur les produits et à les orienter vers l’achat d’aliments de meilleure qualité nutritionnelle. Son application sera facultative, comme l’impose la réglementation européenne. Aujourd’hui, une nouvelle étape vient d’être franchie puisque le ministère de la Santé vient d’annoncer qu’une charte d’engagement « Nutri-score » vient d’être signée avec Intermarché, Leclerc, Auchan et Fleury Michon.

Outre ces industriels et distributeurs de l’agroalimentaire, la charte a été signée en présence de Stéphane Le Foll, ministre de l’Agriculture, de l’Agroalimentaire et de la Forêt, Martine Pinville, secrétaire d’Etat chargée du Commerce, de l’Artisanat, de la Consommation et de l’Economie sociale et solidaire, et ce en présence des associations de consommateurs CLCV (Association nationale de défense des consommateurs et usagers) et UFC Que Choisir.

Promouvoir un seul logo pour toute l’Europe

Dans ce document, les entreprises signataires s’engagent sur deux points: communiquer auprès du public sur l’information nutritionnelle et la mise en place du dispositif sur les supports de présentation de leurs produits ainsi que mettre en place le logo sur l’ensemble des produits de leur marque dans les conditions fixées par arrêté.

Les ministères concernés s’engagent quant à eux à fournir l’ensemble des éléments permettant l’usage du Nutri-score et la communication sur son usage, faire connaître sur leur site Internet cette charte et ses signataires et promouvoir le Nutri-score au niveau européen afin qu’il devienne le système d’information nutritionnelle complémentaire unique en Europe. Un comité de suivi chargé de la mise en œuvre de cette charte sera mis en place dans les prochaines semaines et associera les signataires et les associations de consommateurs.

Ces entreprises se sont engagées avant même que le logo ne soit officiellement appliqué, puisque l’arrêté fixant le cahier des charges du Nutri-score a été notifié à la Commission européenne le 24 avril 2017, avec un délai de réponse fixé au 25 juillet 2017. Pendant cette période obligatoire, la Commission et les autres États membres examinent le texte notifié, qui sera ensuite publié au Journal officiel. « D’autres ont fait part de leur intention de s’engager prochainement. », indique le ministère, sans citer de noms.

Une décision attendue depuis longtemps

Le logo Nutri-score a été conçu par Santé publique France, à la demande de la Direction générale de la santé. Il reprend les principes d’un logo coloriel classant les produits en 5 catégories (de A ‘bon’ à E ‘A limiter’), à partir d’une adaptation du score FSA (Food Standard Agency).

« Plusieurs formes de logo Nutri-score ont été testées au préalable auprès d’un échantillon de la population française afin d’identifier la forme la plus pertinente en termes de compréhension, de perception et d’impacts potentiels sur les consommateurs et sur l’image des marques. », indique Santé Publique France. Selon les études réalisées, le logo serait particulièrement efficace chez les consommateurs ayant les revenus les plus faibles.

Pour la CLCV, qui milite depuis de nombreuses années pour la mise en place d’une information nutritionnelle simplifiée, la signature de cette charte représente une avancée, même si des obstacles restent à franchir. « Nous nous réjouissons de l’engagement de certains professionnels et nous espérons que de nombreux autres vont suivre le pas en vue de l’amélioration de la santé des Français, car le dispositif reste malheureusement facultatif », explique-t-elle dans un communiqué.

Des marques font de la résistance

L’association estime que « la France et ses entreprises agroalimentaires ne doivent pas perdre l’occasion d’impulser une nouvelle politique européenne en matière de nutrition et de prévention ». Elle souhaite par ailleurs qu’un seul logo nutritionnel soit utilisé en France car les industriels et les distributeurs peuvent en choisir d’autres. « C’est le seul moyen de permettre aux consommateurs d’être mieux informés sur la qualité nutritionnelle des produits qu’ils achètent », conclut-elle.

Même constat pour l’UFC-Que Choisir qui affirme que d’autres modèles d’étiquetage concurrents, à l’instar de ce qu’ont annoncé Coca-cola, Nestlé ou Mars « vont contre l’intérêt des consommateurs en les empêchant de comparer les produits. » Elle appelle donc les autres marques à se rallier au modèle « Nutri-score » qui, outre aider les consommateurs à rééquilibrer leur alimentation, constitue aussi une puissante incitation pour les signataires à améliorer leurs recettes.

AIDEZ NOUS SVP : LIKEZ ET PARTAGER CET ARTICLE SUR FACEBOOK

Add a Comment

Soutenez-nous!

Si vous aimez ce site s’il vous plaît aider nous et faire clic sur l’un de ces boutons!