Actualité : 1226 noyades accidentelles en 2015, les précautions pour les éviter

En France, les noyades constituent un problème important de santé publique car elles sont responsables de près de 500 décès accidentels chaque été et, parfois, de graves séquelles. Dans son dernier bulletin épidémiologique hebdomadaire (BEH) Santé Publique France dévoile les résultats de l’enquête NOYADES 2015, réalisée entre juin et septembre de la même année. Elle a recensé toutes les victimes de noyades suivies d’une hospitalisation ou d’un décès.

L’enquête a ainsi dénombré 1 266 noyades accidentelles, dont 436 (34%) suivies d’un décès. « L’objectif était de décrire les caractéristiques et les facteurs de risque des noyades accidentelles pour contribuer à leur prévention. », expliquent les auteurs. Parmi ces noyades, 18% concernaient des enfants de moins de 6 ans et 46% des adultes de plus de 45 ans. L’enquête fait également part des caractéristiques démographiques des victimes et des lieux de noyades .

Les chiffres montrent que 241 d’entre elles se sont produites en piscine privée, 62 en piscine publique d’accès payant, 157 en cours d’eau, 132 dans un plan d’eau, 637 en mer et 37 en d’autres lieux. « En piscine privée, les enfants de moins de 6 ans se sont noyés surtout à cause d’un manque de surveillance et de leur inaptitude à nager. Dans les cours d’eau et plans d’eau, les noyades sont souvent survenues après une chute, lors d’activités solitaires ou après une consommation d’alcool », précise le BEH.

Quelles mesures pour les enfants?

En mer, lieu où le plus grand nombre de noyades est survenu, les noyés étaient souvent des personnes résidant dans le département de la noyade, âgées de plus de 45 ans, ou des personnes ayant un problème de santé. Si les populations et les facteurs de risque sont aujourd’hui mieux connus grâce aux enquêtes NOYADES menées depuis plus de 10 ans, cette nouvelle édition pointe toujours l’importance du « maintien et du renforcement d’une campagne annuelle de prévention ».

« Les stratégies de lutte contre les noyades doivent être globales, passant par la réglementation et les campagnes d’information : une seule action ne suffit généralement pas. », soulignent les experts. Dans ce domaine, l’OMS recommande certaines interventions qui font consensus au niveau international. L’institution, qui estime que la noyade est la troisième cause de décès par traumatisme non intentionnel dans le monde, indique que la prévention passe par un bon nombre de mesures distinctes.

En premier lieu, installer des barrières (couvrir les puits, placer des barrières de porte et des parcs pour bébé, clôturer les piscines) afin d’encadrer l’accès aux points d’eau ou de les supprimer entièrement réduit sensiblement le degré d’exposition et les risques. Pour les enfants en particulier, « les services de garde surveillés de type communautaire peuvent diminuer le risque », explique-t-elle.

Des recommandations à ne pas oublier pour les adultes

Une autre méthode consiste à apprendre aux enfants d’âge scolaire l’abc de la natation, mais les auteurs de l’enquête précisent que cette recommandation doit être intégrée dans un message plus global de prévention. Malgré cet apprentissage ou l’installation d’un dispositif de sécurité, les parents ne doivent pas oublier de pratiquer une surveillance rapprochée lorsque ces derniers se baignent ou sont à proximité d’un point d’eau, et d’appliquer le port d’un équipement de protection (brassards, gilet de sauvetage).

Quant aux adultes, l’Institut national de prévention et d’éducation pour la santé (Inpes) recommande de tenir compte de plusieurs critères avant de se baigner. Ainsi, il est recommandé de choisir des zones de baignade surveillées, de respecter les drapeaux de baignade et de faire attention à sa forme physique (ne pas se baigner si l’on ressent un trouble physique comme de la fatigue, problèmes de santé, frissons).

Il convient également d’éviter tout comportement à risque comme la consommation d’alcool avant la baignade, l’exposition excessive au soleil et rentrer trop rapidement dans l’eau. Dans le cas des piscines, outre les dispositifs de sécurité (barrière, abris, couverture, alarme sonore) et la surveillance active, l’Inpes conseille de penser pendant la baignade à poser à côté une perche, une bouée et un téléphone pour alerter les secours le plus rapidement possible.

D’autres axes de prévention à mettre en place 

Enfin, les conseils de prudence à suivre avant toute activité nautique doivent être répétés: faire reconnaître par un maître-nageur la capacité de ses enfants à savoir nager, pratiquer son activité dans les zones autorisées, ne jamais partir seul et informer ses proches de sa destination. Enfin, « l’apprentissage des gestes de premiers secours reste à généraliser pour pouvoir intervenir avant l’arrivée des secours en cas d’accident. », précisent les auteurs de l’enquête.

Ces derniers concluent sur l’utilité d’informations supplémentaires pour affiner les analyses des noyades: la prise en compte des éléments de météorologie marine, de la fréquentation touristique, des précisions quant aux circonstances des noyades en piscine privée et un descriptif détaillé du dispositif de sécurité.

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